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Art de vivre

Ce soir, au menu…Oxygène !

Il y a des prises de conscience comme ça qui nous attrapent dans le détour…

Bien que je dise depuis des années que le plus grand thérapeute au Spa Eastman, c’est l’oxygène, j’ai réalisé récemment combien l´oxygène est véritablement notre premier aliment! Mais on le tient tellement pour acquis qu’on ne réalise pas à quel point il est puissant et combien il joue un rôle magistral sur le plan de notre santé.

Alors que depuis 50 ans j’ai adopté une démarche axée sur l’alimentation pour donner au corps la nourriture dont il avait besoin, éliminer ce dont le corps n’a pas besoin et ce qui n’est pas bon pour lui, je n’aurais jamais pensé que cette prise de conscience par rapport à l’oxygène chamboulerait autant mon approche du quotidien et ma relation avec mon corps.

Tout comme je n’aurais jamais cru qu’un jour je placerais l’importance de la respiration avant celle de l’alimentation, sans pour autant avoir perdu mon côté hédoniste dans mon rapport avec les aliments.   

Respirer consciemment

J’ai du plaisir à pratiquer la cohérence cardiaque ou encore à faire des respirations guidées pranayama, oui c’est sûr, mais la « pratique Wim Hof» me permet de ressentir toute autre chose. C’est un feeling profond, intime, qui me connecte de façon plus sentie avec mon corps. Je sens que l’oxygène vient nourrir ce qu’il y a de plus précieux dans ma vie, au plus profond de mon être: mes cellules.

En étudiant le travail que Wim Hof a expérimenté durant 40 ans, j’ai compris qu’il était possible d’oxygéner notre corps en profondeur, dans le bonheur, le plaisir, en défaisant des tensions internes qui sont biochimiques et qui sont liées  à des traumas ou encore à des attitudes qu’on a développées quasi de génération en génération.  

Étrangement, cette hyper ventilation contrôlée suivie de pauses en apnée permet une oxygénation majeure du corps, tout en créant un espace intérieur propice à la méditation.

J’ai alors compris l’impact puissant que notre respiration, notre oxygénation volontaire, peut avoir sur le corps. J’ai compris l’importance de revenir à la source, à ce geste primal qu’on appelle la première respiration, celle qui a marqué notre venue au monde en éveillant tous nos sens. J’ai donc donné à ma respiration la place qui lui revient comme étant génératrice d’un « aliment » essentiel à mon bien-être.

L’oxygène est devenu la première nourriture de mes cellules…
Résultat? Non seulement elles  peuvent carburer de façon optimale, mais comme autre bénéfice non négligeable, le corps s’alcalinise, lui qui est trop souvent acide.
Mon coup de foudre

Ce fut un coup de foudre que de découvrir les travaux de Wim Hof ainsi que la science qui y est attachée. D’abord ce qui m’a plu c’est sa simplicité et sa détermination à partager sans jouer la carte du «gourou». En pratiquant ses exercices de respiration, j’ai tout de suite senti l’impact de l’oxygène dans mon corps.

Il existe plusieurs modèles de pratiques sur Internet, mais voici en gros ce à quoi cela ressemble:

  • 40 respirations, une pause d’apnée de 1 minute;
  • 40 respirations, une pause d’apnée de 1 ½ minute;
  • 40 respirations, une pause d’apnée de 2 minutes;
  • 40 respirations, une pause d’apnée de 2 ½ minutes;
  • Puis une douche à l’eau froide pour optimiser les résultats de l’expérience.

Étrangement, cette hyper ventilation contrôlée suivie de pauses en apnée permet une oxygénation optimale du corps, tout en créant un espace intérieur propice à la méditation. Le mental se calme et il favorise la méditation ou encore tout travail qui demande de la concentration.

Ensuite…

La pratique se termine ensuite par une douche froide. Pourquoi? Parce que le contact du froid déclenche une augmentation de la circulation sanguine faisant en sorte que tous les petits vaisseaux que nous avons à la surface du corps, sur des milliers de kilomètres, sont activés et viennent oxygéner toutes nos cellules. 

Et vous savez quoi, plus on pratique, plus on y prend gout! Avec humilité, complicité, bienveillance et amour, on redécouvre notre respiration, on fait « un» avec elle, on devient conscient qu’elle nous accompagne depuis toujours et que c’est avec elle que nous allons quitter ce monde. Quand on se permet d’être « un » avec notre respiration, en étant dans le ressenti de ce qui se passe dans notre corps, une paix profonde s’installe.

Et dans la journée…

L’effet se fait ressentir durant la journée. La méditation devient plus facile. Le cerveau est plus tranquille, en état d’observation. Il y a des mécanismes de «mauvaises habitudes» qui semblent vouloir disparaitre, par exemple de remettre à demain ce qu’on aurait dû faire aujourd’hui…

On peut aussi faire des pauses durant la journée pour augmenter notre taux d’oxygène… Ça aide à gérer nos émotions et à nous ramener à cet état de pleine conscience auquel nous aspirons tant.

Quand le bonheur s’installe dans notre corps

J’ai donc installé ce rituel dans ma vie, rituel qui s’est imposé en m’invitant à réorganiser mon quotidien en raison de l’impact qu’il avait sur mon bienêtre. On ne résiste pas longtemps au bonheur qui s’installe dans le corps. C’est un incitatif puissant pour aligner nos priorités.

L’oxygène est devenu la première nourriture de mes cellules… Résultat? Non seulement elles peuvent carburer de façon optimale, mais comme autre bénéfice non négligeable, le corps s’alcalinise, lui qui est trop souvent acide.

J’ai alors compris l’impact puissant que notre respiration, notre oxygénation volontaire, peut avoir sur le corps. J’ai donc donné à ma respiration la place qui lui revient comme étant génératrice d’un
«aliment» essentiel à mon bien-être
Ce grand thérapeute qu’est l’oxygénation

Cette pratique me fait parfois penser à la pleine conscience que l’on pourrait pratiquer en mastiquant et en goutant doucement, consciemment, nos aliments. À une différence près… Ici je ne parle pas de déguster une nourriture physique avec tout son déploiement sensoriel, je parle d’une nourriture plus subtile, plus fluide, mais combien essentielle à notre vie: l’oxygène.

Personnellement, grâce à ce grand thérapeute qu’est l’oxygénation, je sens que le stress prend de moins en moins sur moi, je me sens plus joyeuse, plus vivante, capable de danser avec la vie. Je sens que je fais partie d’un mouvement plus vaste que moi, un mouvement qui me dépasse et qui est l’une des composantes de l’univers…


Cet article est présenté dans le Magazine VIVRE, édition décembre 2020.
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