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L'anti-gymnastique; ou comment se faire du bien sans forcer!

Parce que je passe un nombre d’heures impressionnant à écrire, au clavier ou papier-crayon, j’ai souvent des raideurs au cou et dans le haut du dos. J’ai beau faire beaucoup de marche, ça n’aide pas assez la flexibilité du haut de mon corps. Mais j’ai enfin découvert une solution toute simple pour améliorer mon sort…

Je vous ai déjà dit que pendant mon séjour, je voulais vraiment profiter de tout alors c’est que j’ai fait en me rendant à l’atelier d’anti-gymnastique même si je ne savais pas trop ce qu’on allait y faire. Avec un nom comme ça, anti-gymnastique, on se demande plutôt ce qu’on va « ne pas y faire ». Le moins que l’on puisse dire, c’est que je n’avais pas d’attentes.

Nicole Dumont anime cet atelier du Spa Eastman. Nicole est professeure de yoga; elle anime d’ailleurs l’atelier de week-end Yoga et respiration. Elle nous a fait travailler au sol, parfois en utilisant une balle de tennis pour « masser » des points de tension, parfois en n’ayant recours qu’à de simples mouvements et une synchronisation adéquate de la respiration. Des exercices simples et efficaces, inspirés du yoga et de l’anti-gymnastique, qui sont vraiment faciles à intégrer au quotidien. En libérant les principaux points de tension, ces exercices améliorent le mouvement, la flexibilité et, bien sûr, la détente. Je dois encore me trouver une balle de tennis afin de tout mettre en pratique mais en attendant, je fais tout de même certains exercices que j’ai retenus. Voici mes deux plus précieux, ou du moins, ce que ma mémoire en a gardé. J’espère que je ne fausserai pas trop la science de Nicole!

Bien assise, le dos droit, les pieds au sol, je tourne doucement la tête vers la gauche, et ensuite vers la droite. Ça tiraille et ça ne va pas très loin. Pas grave. Tout en gardant les bras lâches, je remonte mes épaules comme si je voulais qu’elles touchent mes oreilles. Et je maintiens la position en respirant aussi calmement que possible. À l’atelier, Nicole ajoutait une visualisation très efficace mais ça, je ne m’y risque pas : il vous faudra le vivre en sa compagnie. (Vous avez toujours les épaules dans les airs vous aussi?) OK. Je relâche en secouant doucement les épaules et en respirant. À nouveau, je tourne la tête vers la gauche… tiens, je ne voyais pas cette plante-là tantôt… vers la droite… ah! la photo de mon chat… Il y a déjà un peu plus d’amplitude dans le mouvement.

Je continue avec le deuxième truc (plus difficile à écrire qu’à faire!). Avec ma main droite, je serre la peau à l’arrière de mon cou (comme dans l’expression se faire ramasser par le chignon du cou!) et je tente de tourner doucement la tête vers la gauche – en principe, si ma poigne est bonne, ma main droite retient ce mouvement. Dès que ma main perd prise, je ramène la tête au centre et je recommence. Quatre ou cinq fois. Toujours en respirant profondément par le nez. Je fais ensuite la même chose de l’autre côté : je retiens la peau du cou avec ma main gauche et je tourne doucement la tête vers la droite. Ça glisse; je reprends. Le même nombre de fois. OK… Je sens déjà une détente dans mon cou mais… juste pour le fun, je tourne la tête vers la gauche, et ensuite vers la droite… aaaah!

Non seulement j’ai retrouvé la facilité du mouvement mais en plus, je me sens un regain d’énergie, comme après un long repos. Tout ça pour une petite pause de cinq minutes à peine! C’est pas génial?

Maintenant, il n’en tient qu’à moi d’intégrer ces petits trucs d’anti-gymnastique à ma routine de travail. Comme c’est facile et que ça fait vraiment du bien, je ne me ferai certainement pas prier!

Lucie

p.s. bientôt, dans un prochain article : je jase d’acidité avec Christine Angelard, thérapeute en santé globale.