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Art de vivre

L’écriture, manifestation du feu sacré

Par Guylaine Cliche
Auteure, animatrice et enseignante

Ce que l’on ressent nous confirme que nous sommes vivants. Nous pouvons garder ce « ressenti » vivant en le nourrissant de ce que nous aimons de la vie. Pour un, c’est le jardinage, pour l’autre, c’est la pêche. Pour chacun il y a une source vive qu’il suffit de laisser émerger. L’écriture est l’une de ces flammes.

Les mots sont puissants, on le sait. Quand on aime, on peut se servir d’eux pour l’exprimer. Or, l’exprimer par l’écriture est un bien grand geste de création puisque, par l’écriture, les mots ont le potentiel d’être immortalisés.

L’écriture a immortalisé de nombreuses sociétés anciennes jusqu’à nos jours. Sans aspirer à écrire pour être publié, on peut tout de même écrire pour immortaliser. Imaginez qu’au cours de votre vie vous ayez un cahier destiné à quelqu’un que vous aimez et que vous écriviez de temps en temps dedans, ne serait-ce que trois ou quatre fois par année, et ce, pendant le reste de votre vie. Pourquoi pas un cahier pour chaque être significatif? La personne qui héritera de ce trésor sera touchée, profondément… son âme vibrera d’amour, c’est certain. Nul besoin d’être un grand auteur pour accéder à l’immortalité. Les simples événements de la vie, les bons moments passés avec l’être cher deviennent de délicieux souvenirs. Il suffit de raconter : « Cher Alain, nous sommes jeudi, le 8 septembre 2010. Nous avons passé l’après-midi ensemble. Nous avons mangé au café Pierre Jean Jase avant d’aller au cinéma voir le film Piché. Tu portais ta belle chemise bleue comme tes yeux. (…) »

L’élan de vie qui facilite la rédaction de notre immortalité, je le nomme ressenti. Le ressenti est le courant qui traverse chaque humain conscient d’être vivant. Je le compare à une rivière. Cette rivière vit les saisons de la vie. Elle est tantôt calme et invitante comme en plein été, tantôt forte et effrayante comme aux grandes crues du printemps. Et qu’arrive-t-il quand notre rivière devient affolée? Elle nous fait peur. Quel est alors le réflexe premier de la plupart? Arrêter le courant de cette rivière enragée. Le problème, c’est que plusieurs humains ont cette faculté : arrêter de ressentir. Ils se croient alors en sécurité… le danger étant sous contrôle. Cependant, si l’occasion se présente, allez voir ce qui arrive quand on empêche une rivière de couler. L’eau ne s’arrête pas pour autant. Son parcours devient soit amplifié, générant des chutes, des rapides ou des remous ou encore, la rivière sortira de son lit pour se frayer un chemin là où n’était pas prévu son destin. Pour ma part, ayant eu une enfance difficile, dès mon plus jeune âge, j’ai contacté l’intensité de ma rivière. J’ai réussi, jusqu’à maintenant, à la maintenir dans son lit, parce que j’ai choisi l’écriture pour canaliser son énergie.

Depuis 2007 que je partage mon feu sacré avec quiconque souhaite contacter son essence par l’écriture. Je donne maintenant des ateliers que j’ai baptisé « Illuminer sa vie par l’écriture » et le prochain aura lieu au Spa Eastman du 24 au 26 septembre prochain! Tous les détails sont ici.

Au plaisir de vous y retrouver!

Guylaine
p.s. : ce billet est un extrait d’un article plus complet qui paraîtra sous peu dans la revue Cheminement.