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Art de vivre

Respirer à pleins poumons

Nous respirons en moyenne 25 000 fois par jour, la plus grande partie du temps…sans y penser. Mais respirons-nous bien et pleinement? Comme un de mes professeurs disait « Tout affecte la respiration et la respiration affecte tout. » Est-ce que le stress accumulé par le quotidien ne vient pas perturber notre respiration? Peut-être avons-nous eu un épisode infectieux tel une grosse grippe et nous sentons le souffle plus court depuis? Ou encore notre posture vient comprimer la cage thoracique et restreindre notre amplitude respiratoire? Découvrez ce qui affecte la respiration et ainsi l’oxygénation du corps.

Tout d’abord, respirons par le nez

Depuis aussi longtemps que je me souvienne, je respirais, la plupart du temps, par la bouche. J’avais certes entendu dire que respirer par le nez était mieux, mais je n’en voyais pas vraiment l’importance… jusqu’au jour où je suis tombé sur le livre Respirer de James Nestor (disponible ici). Là, j’ai vraiment compris toute l’importance du nez. Depuis, je m’efforce de respirer par le nez le plus souvent possible, ce qui a amélioré mon sommeil et diminué mes allergies.

D’ailleurs, en respirant par le nez, nous permettons à l’air d’être filtré, humidifié et réchauffé avant qu’elle ne parvienne aux poumons, permettant à ces mêmes poumons de mieux utiliser cet air. Respirer par le nez augmente l’oxygénation du corps jusqu’à 20% comparativement à la respiration par la bouche.

Le CO2, aussi essentiel que l’oxygène

Si l’oxygène est essentiel, le CO2 ou dioxyde de carbone l’est tout autant. Vraiment? Qui aurait pensé que ce que l’on considère comme un simple déchet métabolique était aussi important ? Selon le journaliste scientifique – James Nestor auteur du livre Respirer – tout comme le Yin et le Yang, le CO2 est tout aussi essentiel que l’oxygène. L’oxygène a un effet alcalin alors que le CO2 a un effet acidifiant. L’oxygène a un effet vasoconstricteur (contracte les vaisseaux sanguins) alors que le CO2 a un effet vasodilatateur (qui dilate les vaisseaux sanguins). L’important, comme dans tout, est de trouver l’équilibre. Et en allant un peu plus loin, c’est également une augmentation du CO2 dans le sang qui amène l’oxygène à se détacher des globules rouges (hémoglobines) pour pénétrer dans les tissus et organes du corps, permettant l’oxygénation au niveau cellulaire.

Respirer dans la partie ‘’basse’’ des poumons

Ce qui m’amène à parler du sang. Saviez-vous que la plus grande concentration de sang dans les poumons se trouve dans la partie basse? Pour que l’efficacité de l’échange Oxygène – Dioxyde de carbone soit optimale dans les poumons, il faut respirer dans cette partie. Si nous respirons 20 fois par minute, l’efficacité est de 50%, en ralentissant notre respiration à 12 fois par minutes, l’efficacité monte à 70% et si nous ralentissons encore davantage pour descendre à 6 respirations par minutes, nous atteignons 85% d’efficacité. Ce qui est équivaut au rythme respiratoire de la cohérence cardiaque et un des nombreux bienfaits qu’elle peut apporter.

Le massage respiratoire

Finalement, il faut la capacité physique et pulmonaire pour contenir tout cet air. Si les poumons sont comprimés par une mauvaise posture, des muscles ou des fascias trop tendus, ou encore un diaphragme restreint, tout cela va venir affecter notre respiration.  

Suite à de nombreuses recherches, j’ai développé le massage respiratoire. L’objectif de ce soin est de dégager les fascias profonds de la cage thoracique afin d’améliorer la posture, de dégager les muscles respiratoires tel le diaphragme et d’augmenter l’amplitude respiratoire pour respirer mieux et plus facilement.