Catégories
Art de vivre

Une question d’énergie

Par Lucie Octeau

Suite à mon billet d’hier « Recharger ses batteries au Spa Eastman », Venise m’a posé une question à propos de mon histoire de montres qui cessent parfois de fonctionner chez les gens trop fatigués. À nouveau, je répète que je n’ai pas fait de recherche là-dessus et je n’ai pas d’explication officielle à vous offrir. Mais voici ce que je crois, pour l’avoir observé à plusieurs reprises. Cela m’est arrivé pendant une période où j’ai frôlé le burn out il y a près de vingt ans, mon conjoint et quelques amis l’ont vécu aussi : ta montre cesse de fonctionner, tu vas faire changer la pile, ça te donne l’occasion de ressortir ta deuxième montre du tiroir, elle fonctionne encore, au bout de quelques semaines à peine elle est à plat à son tour, tu portes à nouveau la première quelques temps et bang, elle s’arrête à nouveau et tu es prête à accuser le bijoutier d’avoir mal fait le travail…

Voici une image qui aide à visualiser la chose : imaginez que vous placez trois piles neuves dans votre appareil photo et une quatrième pile à 50 % de sa charge. Dans peu de temps, les quatre piles auront repartagé leurs charges également, un peu à l’image des vases communicants. On se retrouvera alors avec quatre piles offrant, disons 85 % de leur charge.

Si on accepte qu’une énergie vitale circule dans notre corps, on peut imaginer que lorsqu’on fonctionne à plein régime depuis longtemps sans se donner l’occasion de se ressourcer, on est vraiment comme une pile dont la charge serait affaiblie. Il suffit d’ailleurs de s’attarder aux mots qu’on utilise pour s’en convaincre : « je suis vidée », « je suis à plat », « ça m’a draîné », « je suis épuisée », etc. D’où l’impact qu’on peut imaginer sur la pile d’une montre collée à notre peau.

Pour les humains que nous sommes, les façons de « recharger nos batteries » sont diverses : un sommeil et une alimentation de qualité peuvent, en général, faire une bonne part du travail. L’activité physique joue probablement le même rôle que ce mouvement que j’ai imposé à mon cellulaire pour le ré-énergiser (à lire ici). Par contre, lorsque le rythme de vie tourne en tourbillon effréné (ce qui arrive à peu près tout le monde finalement!), on a besoin d’adopter des trucs pour forcer la détente, casser le rythme et ralentir la perte d’énergie (méditation, yogamassage, soins corporels, etc.), question de s’accorder des moments de récupération vraiment indispensables.

Maintenant, si moi j’ai réussi à recharger la pile de mon cellulaire hier… c’est que j’étais peut-être vraiment survoltée!

Lucie

Notez bien : ce billet est le fruit de ma plume, de mes observations, de mes réflexions et de mon éternel optimisme; il n’engage en rien l’opinion ou l’avis du Spa Eastman ni de ses dirigeants (puisque de toutes façons, ils les lisent après publication, en même temps que vous, et ne m’ont encore jamais demandé de changer quoi que ce soit à un texte déjà publié!); j’ajoute encore que je n’ai cherché aucune information qui me permettrait de valider ce que j’avance mais que, malgré tout, je trouve ma théorie pas si farfelue que ça… L.O.